FRART Affinités atmosphériques : apprendre à sentir avec les lichens

FRART Affinités atmosphériques : apprendre à sentir avec les lichens1. Affinités atmosphériques : apprendre à sentir avec les lichens - Convocarte n°16

  • ref: /DOC-6464
  • 2025-revista-convocarte-bg.pdf
  • pdf
  • 7.36 MB
  • download

Article également paru en version condensée sous le titre "Stratégies hygiométriques, promenade dans le parc du domaine de Cerisy" dans La Part de l'œil n° 40 – 2026 ; Le Geste et la Figure – Michel Guérin, l’affectivité de la pensée. 

FRART Affinités atmosphériques : apprendre à sentir avec les lichens2. observation Praz Coutant, 2024, 1/3

  • ref: /DOC-6455
  • ok-observation1-praz-coutant-2024.jpg
  • amandinea punctata, lecanora sp., melanelixia glabratula, physcia adsendens, physcia stallaris, parmelia sulcata, ramalina fraxinea ; crédits photo : Bruno Goosse
  • image
  • 23.83 MB
  • download

FRART Affinités atmosphériques : apprendre à sentir avec les lichens3. Introduction

  • ref: /DOC-6444
  • tags: air, tuberculose, symbiose, science participative, lichen, atmosphère, symbiosis, participatory science, tuberculosis

Selon le botaniste finlandais Wilhem Nylander, « les lichens donnent, à leur manière, la mesure de la salubrité de l’air, et constituent une sorte d’hygiomètre très sensible » (1866). Curieusement, cette analyse, concomitante à l’industrialisation, est restée jusqu’à la fin de XXe siècle, un savoir de spécialiste en lichénologie.

 

Les lichens perçoivent donc des qualités de l’atmosphère qui échappent à la sensibilité humaine et même, pour une part, à la technicité de ses mesures. Mais on ne respire pas partout le même air, son accès est très inégalement réparti dans le monde. Pour peu qu’on ne l’envisage pas uniquement selon l’échelle de sa pureté, les qualités de l’air racontent quelque chose de l’environnement tel qu’il se modifie sous l’effet du capitalisme extractiviste mondialisé.

 

Ce projet de recherche envisage de travailler avec les lichens pour produire, avec eux et les scientifiques qui les étudient, une représentation de différentes atmosphères permettant de les comparer. Donner forme à la qualité de cette collaboration, la rendre perceptible, est à l’image de la manière dont les lichens sont affectés par la qualité de l’air.

 

Ni objets de savoir scientifique ni objets de délectation esthétique les lichens sont ici des sujets producteurs de savoirs et de formes. Leur nature implique de réévaluer le rôle dominant du savoir théorique et de la vision au profit d’une perception moins centralisée. Il y a urgence à proposer des manières sensibles de nous mettre à l’écoute des autres vivants. La recherche se dirigera vers le déplacement physique des corps en suivant l’ordonnancement des colonies lichéniques. Les promenades résultant du travail de collaboration constitueront un savoir kinestésique de l’atmosphère.

 

Si la cartographie et son report sur un autre territoire s’avèrent possibles, alors les écarts et similitudes que la comparaison permettra seront une manière de donner forme à l’inégalité constatée face à l’accès à l’air et donc de l’inclure dans nos perceptions.

FRART Affinités atmosphériques : apprendre à sentir avec les lichens4. observation Praz Coutant, 2024, 2/3

  • ref: /DOC-6458
  • ok-observation2-praz-coutant-2024.jpg
  • amandinea punctata, lecanora sp, melanelixia glabratula, physcia adsendens ; crédits photo : Bruno Goosse
  • image
  • 24.22 MB
  • download

FRART Affinités atmosphériques : apprendre à sentir avec les lichens5. observation Praz Coutant, 2024, 3/3

  • ref: /DOC-6461
  • ok-observation3-praz-coutant-2024.jpg
  • lecanora sp., melanelixia glabratula, physcia adsendens, physcia stallaris, parmelia sulcata ; crédits photo : Bruno Goosse
  • image
  • 23.14 MB
  • download