Recherche en école d'art Le Groupe de recherche Crickx — Le groupe de recherche Crickx
- est compilé par Publi Fluor. Affaires de lettres à Bruxelles
- est compilé par Le groupe de recherche Crickx
- Contributeur.ice : Olivier Bertrand
- Contributeur.ice : David Le Simple
- Contributeur.ice : Sophie Boiron
- Contributeur.ice : Femke Snelting
- Contributeur.ice : Ludi Loiseau
- Contributeur.ice : Marine Declève
- Contributeur.ice : Pierre Huyghebeart
- Contributeur.ice : Nathan Izbicki
- Contributeur.ice : Soazig Auvray
- Contributeur.ice : Hélène Marian
- ref: /DOC-4441
- tags: typographie, production low-tech , moyen alternatifs de diffusion, artisanat, autodidaxie, et amateurisme-professionnel vernaculaire, typeface, low-tech production, alternative dissemination, crafts, self-taught, vernacular amateurism-professionalism
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Avant les années 2000, les vitrines de Schaerbeek (Bruxelles) portaient les lettrages vernaculaires des différentes cultures qui y cohabitent, peintes ou découpées et collées à chaque magasin par des lettreur·ses varié·es. Parmi elles, certaines formes inédites et visiblement pas découpées par une machine revenaient avec constance, et cela même un peu partout dans Bruxelles et en Belgique. En circulant Avenue Rogier, on repérait très vite Publi Fluor, un magasin où Chrystel Crickx les découpait à la main. Impossible de le rater, tant il constituait l’épicentre de cette calme onde typographique qui a radicalement produit des vitrines pendant une quarantaine d’années.
Lorsque Chrystel Crickx cesse ses activités en 2001, le graphiste et typographe Pierre Huyghebaert achète tout son stock de lettres autocollantes afin d’en éviter la destruction. Vingt ans plus tard et grâce à une bourse de recherche, le Groupe de recherche Crickx se constitue autour de cette archive que l’atelier Speculoos (Sophie Boiron et Pierre Huyghebaert) conserve aujourd’hui. En parallèle, un laboratoire de recherche et création est aussi lancé à l’École Supérieure des Arts de l’image LE 75 par une équipe transdisciplinaire d’enseignants et d’étudiant·es. Formidable objet d’étude, cette archive suscite la curiosité de toute ces personnes pour les problématiques éminemment contemporaines qu’elle soulève : économie de moyens (production low-tech et moyen alternatifs de diffusion), pratiques locales (artisanat, autodidaxie et amateurisme-professionnel vernaculaire), proximité et distance avec la machine, propriété et paternité.