Des différents modes de diffusion de l’oeuvre d’art : l’improbable comme générateur de sens en art actuel

Clermont Guillaume

Promoteur : M. Daniel Vander Gucht (ULB) Co-Promoteur : M. Marcel Berlanger (erg)

De tout temps, l’institution, qu’elle soit de nature religieuse, politique, sociale ou culturelle, finit toujours par contrôler la production et la diffusion des arts au nom de la compréhension des œuvres. Et l’artiste est assujetti à un tel contrôle, qu’il le veuille ou non. Comment parvient-il à conserver sa liberté dans une telle dynamique ? L’Histoire de l’art montre qu’il s’approprie les conditions de diffusion de son œuvre en les incorporant à celle-ci – trait constitutif de la Modernité. Ce processus d’émancipation par inclusion des conditions de diffusion aux conditions de production participe immanquablement à la formation du sens dont l’œuvre est par définition l’instigatrice. Or, quand vient le temps de comprendre les tenants et les aboutissants de la formation du sens par l’œuvre au tournant de la Modernité, celle-ci est trop souvent strictement perçue par le filtre d’une critique des institutions. Une question demeure. Comment l’inclusion des conditions de diffusion de l’œuvre d’art aux conditions de production est-elle impliquée dans la dimension artistique de l’œuvre, dans sa poétique, et pas seulement dans la formation d’une critique de l’institution – l’une n’allant pas sans l’autre dans les pratiques artistiques actuelles ?

Ce projet de thèse reçoit l’appui financier du Fonds de recherche du Québec – Société et culture (FRQSC).