la chaleur de l'usure
la chaleur de l’usure, Vue de l'exposition "La Chaleur de l'usure" adossée au colloque "L'usure, excès d'usages et bénéfices de l'art", De Markten (Bruxelles) , 2014 avec les oeuvres de Peter Soriano et de Sylvain Baumann. Curateurs Pierre Baumann & Amélie de Beauffort, copyleft Pierre Baumann ]

L’usure

L’usure est un programme de recherche initié par Amélie de Beauffort (ArBA-Esa) et Pierre Baumann (Clare) en 2013. Le projet de recherche place au centre d’attention la question de l’usure dans ses ramifications conceptuelles et plastiques.

A l’ère de la numérisation et de l’obsolescence, l’usure paraît être facteur dégradant : du côté de l’usage répété, elle évoque l’effacement, l’effritement, la perte et la disparition ; du côté du droit, elle considère les bons et les mauvais profits par l’excès, la fructification abusive d’un revenu issu du prêt. Derrida a souligné dans Marges, que « ces deux histoires du sens restent indissociables ». Quelle que soit l’origine sémantique, deux questions restent posées, celle d’un usage excessif et celle de son bénéfice. Qu’est-ce que l’art délivre par usure et qu’en reçoit l’artiste ? Ce colloque/exposition se donne pour projet de dégager les caractéristiques de l’usure pour envisager ses dimensions fructueuses et corrosives au seuil des processus contemporains de création artistique, à l’appui de trois questions essentielles : la mesure, la résistance et la persistance.

Accéder au site du projet de recherche

Personnes de contact : Amélie de Beauffort : troffuaeb chez gmail.com Pierre Baumann : pierre.baumann chez u-bordeaux-montaigne.fr

Colloque international en deux volets (Bordeaux, 2013) et Bruxelles (2014). Exposition, La chaleur de l’usure (7.11.2014 au 14.12.2014 Bruxelles)